Depuis 1 an, Instagram est devenu l’un des outils favoris de nombreux offices de tourisme du village et des centres touristiques: Quinntheislander / Pixabay

  • Instagram permet aux très petits villages touristiques français d'avoir une grande visibilité aux niveaux national et international.
  • De nombreux offices de tourisme ont décidé de se concentrer sur le réseau social en développant de véritables stratégies de communication.
  • Une approche intéressante selon Caroline Faillet, experte en communication numérique, qui évoque un excellent retour sur investissement.

Mi octobre, l'entreprise Holidu, spécialisée dans la location de vacances, a lancé les 10 villages Instagram les plus populaires de France. Cette classification, basée sur le nombre de mentions des noms de villages, faisait apparaître Cassis en tête, suivie de Val d'Isère et de Morzine. Bien que ces villages soient déjà très touristiques, ces hashtags leur accordent une attention particulière.

Publicité gratuite, dans un réseau qui en 2019 en France compte 25 millions de visites uniques par mois, selon Médiamétrie : La veine n'a pas échappé des offices de tourisme. Ainsi, il y a un an, malgré un compte ouvert depuis plus longtemps, les offices de tourisme de
Val d'IsèreMorzine et Collioure (huitième dans le top 10) ont décidé de miser sur le réseau social avec de réelles stratégies de communication.

Le retour sur investissement est énorme.

"Instagram est beaucoup moins implicite que Facebook, par exemple, où vous devez établir une véritable ligne éditoriale et avoir des choses à dire pour unir une communauté qui vous suit", explique-t-il à 20 minutes Caroline Faillet, professeur de stratégie numérique à HEC et responsable du cabinet de conseil
boléro. Instagram est une affinité. Nous suivons les hashtags et les thèmes thématiques. Il est beaucoup plus facile d’exister autour des mots-clés. Quant à un moteur de recherche. "

Lors de l'association de hashtags tels que #vacances ou #coucherdesoleil, une photo du village peut apparaître dans les actualités d'un utilisateur sans avoir écrit le nom du lieu. Il suffit ensuite de traduire les hashtags en anglais pour étendre votre communication à l'international. "Le retour sur investissement est énorme", s'exclame l'expert en communication numérique. C'est comme envoyer des milliers de cartes postales à tout le monde en même temps, gratuitement, avec une phrase ci-dessous. "

"Inspirer à recruter et à conserver"

"Instagram C'est devenu une plate-forme où les publications ne cherchent pas à informer, mais à inspirer pour recruter et fidéliser, explique Yann Allègre, community manager de l'office du tourisme de Val d'Isère. Nous utilisons le
Flux Instagram (galerie de photos d'un compte Instagram) en tant que vitrine où chaque article cherche à améliorer les repères de la station, tout en racontant une histoire, une anecdote et en générant une réponse émotionnelle. Ce sont précisément ces histoires qui impliqueront notre communauté et leur donneront de nouvelles idées sur l'expérience de ski. "

Un post Instagram de l'office de tourisme de Val d'Isère.
Un post Instagram de l'office de tourisme de Val d'Isère. – Office de tourisme de Val d'Isère

Les photos de type professionnel sont publiées tous les trois jours et "sont retravaillées de manière à s'intégrer facilement au flux". Par exemple, au début de l’automne, toutes les publications ont un ton sépia qui leur donne l’apparence de cartes postales anciennes. Dans son intégralité dans la ligne éditoriale de la station, qui vise à parier sur son authenticité et l'histoire de ses familles pionnières. "Parfois, certaines de nos publications hors saison ont un meilleur engagement que nos publications d'été, au même endroit. La différence: il y a beaucoup plus d'intérêt à renouer avec l'histoire et les pionniers de la ville."

Pas besoin de budget

À Collioure, où nous admettons que nous n’avons pas le budget nécessaire pour fournir en permanence des photos professionnelles, nous attachons une grande importance à l’authenticité et à la proximité des visiteurs lors de la réédition de leur publication avec leur crédit. "Lorsque nous les critiquons, les gens sont fiers de nous identifier dans leur histoire ou de nous envoyer d'autres photos. Cela les encourage à publier de nouveau, analyse Faustine Millet, qui travaille à l'office de tourisme et est entièrement dédiée à la gestion. Nous essayons vraiment de faire en sorte que les gens interagissent, aimons, commentons et partagions. Aujourd'hui, par exemple, j'ai posté la photo d'une porte qui essayait de faire deviner aux gens où elle avait été prise. "

Aussi, l'office de tourisme de Morzine joue dans le participatif. En plus de ses propres publications, elle met "un point d'honneur à commenter la publication de chaque utilisateur ayant posté des photos avec le hashtag de Morzine, pour les remercier de leur intérêt pour la station et les moments forts sur Instagram". Une approche qui semble porter ses fruits pour la saison et qui reconnaît qu’elle a cependant commencé assez tard dans ce réseau. "En un an, le nombre de nos abonnés a augmenté de 225%, pour atteindre près de 15 000 abonnés jusqu'à présent", a déclaré Anne-Sophie Girard, chargée de projets Web à l'office de tourisme de la station. Quant au compte Collioure, qui ne comptait que 2 000 abonnés il y a un an, il en compte maintenant plus de 6 000 ", dont 57% âgés de 25 à 45 ans, alors que sur Facebook, nous atteignons principalement un objectif de 45 ans et plus", a-t-il déclaré. Faustine Millet

"Il suffit que les gens aient la place en tête pour provoquer des déplacements"

Les trois peuples ont également compris, rien n’est utilisé pour publier de la frénésie sur Instagram, au risque d’ennuyeux surfeurs sur le net. Ils publient trois photos par semaine. "Il suffit que les gens aient à l'esprit l'endroit pour provoquer un déplacement", analyse Caroline Faillet. Selon l'expert, Instagram reste l'un des réseaux de communication les plus appropriés pour ces petites villes.

"L'étape précédente de ce modèle commercial serait de sponsoriser certains contenus pour les rendre plus visibles. Avec Instagram, il est possible de le faire dans une communauté et des régions très spécifiques. Cela coûte beaucoup moins cher qu'une annonce dans un journal local, par exemple. d’un office de tourisme seuls, ils ne font pas tout. La beauté du lieu ne suffit que parfois. C’est pourquoi le compte de l’office du tourisme de Cassis, ville au sommet de l’enquête avec ses 570 811 mentions, Il compte un peu plus de 2 000 abonnés et publie parfois des photos de fans.



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